Retour dans l’Est, 2017

« C’est un voyage mère-fille dans la terre d’origine de la mère, terre qu’elle a reniée, mais dont elle garde un accent plein de « r » roulés qui la complexent, et que je n’entends pas, et tous ses souvenirs d’enfance. Elle a passé maintenant bien plus d’années dans ce petit village de Suisse que dans sa Bucarest natale et elle déteste qu’on lui demande d’où elle vient. Mais même si, comme beaucoup d’immigrés, elle est plus patriote que ceux du cru, elle reste marquée par la provenance, et les odeurs, et tout ce qu’elle a appris là-bas, année après année jusqu’à ce qu’elle s’en aille.
C’est pour ça que j’ai voulu ce voyage. Parce que cet accent et cette altérité sont la musique de mon enfance; c’est eux qui m’ont guidée vers l’âge adulte, et pourtant, je ne les perçois pas. »

Retour dans l’Est, Faim de siècle, 2017

Best-seller, 2011

Si vous croisez un chien qui pourrait être un ange, fuyez!
Heureusement pour le lecteur, les deux amoureux au centre de cette histoire n’ont pas été prévenus et, tout occupés à construire leur carrière professionnelle, ils ne s’interrogent pas sur l’identité du chien errant qui fait irruption dans leur vie.
Dans ce conte tendre et lumineux, Isabelle Flükiger décrit quelques semaines de l’existence d’un jeune couple, qu’elle dissèque d’une plume toujours aussi incisive. Ses deux héros vont découvrir que l’égalité est un leurre, la méritocratie une fiction et, surtout, que la chance est bête à manger des croquettes.

Best-seller, Faim de siècle, 2011

L’espace vide du monstre, 2007

Louisa est jeune, elle est jolie, elle fait des études. Elle a un copain, qui l’aime, une maman, qui l’adore, des amis, qui l’apprécient. Mais Louisa se sent moche, stupide, seule. Une ratée… La vie qui s’ouvre à elle semble toute tracée: un métier, une famille, des choses simples… Mais ce n’est pas l’existence dont rêve Louisa, qui veut avoir un destin, être intéressante, spirituelle, brillante… Ne parvenant pas à incarner son idéal de réussite, Louisa va porter sa frustration jusqu’à ses extrêmes conséquences. Critique sociale et fin portrait psychologique, ce récit au style essentiel nous prend aux tripes et nous dépeint avec une habileté sans complaisance la « banalité du mal »..

L’espace vide du monstre, Editions de l’Hèbe, 2007

Se débattre encore, 2004

Hanna Brambour se réveille un matin dans un appartement inconnu, entourée de colocataires dont elle n’a aucun souvenir…

La quête d’une identité, d’amis, et la construction d’une vie idéale vont être alors ses seules préoccupations. Cette quête, cet idéal, sont-ils réellement siens? Qui sont ce public et ce maître de cérémonie la jugeant, l’observant, et en fin de compte, lui imposant ses pensées intimes ?

A-t-elle réellement perdu la mémoire, ou l’en a-t-on dépossédée ?

Se débattre encore, L’âge d’homme, 2004

Du ciel au ventre, 2003

« Je sais bien que je ne peux pas me prostituer à Fribourg. Je sais bien que je ne me prostituerai pas, parce que je suis lâche et conformiste… Je suis fille de la raison, et mon ennui me transperce jusqu’à en vomir. » Ainsi parle cette héroïne de la désolation moderne avant de se lancer dans la débauche préméditée et « philosophique ». Sur le mode de la cavale érotique avortée de deux provinciales à Paris, un premier roman vrai, déchirant et juste.

Prix Pro Helvetia de la Première oeuvre.